Histoire

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Le siège est maintenant rue de Bône et l'USMA a ouvert entre-temps ses portes à d'autres sections sportives, comme la boxe, le basket-ball et le cyclisme. Les activités continuent leur petit bonhomme de chemin grâce au dévouement des Amrani Abdelkader, Abdelhamid Mohamed, Cherchari Abdelkader, principaux animateurs de ces nouvelles disciplines. 

Kemmat tint à rappeler ceci : «  Cherchari Abdelkader, qui était à la tête de la section cyclisme, avait même fait don d'un trois-pièces que l'USMA utilisa comme siège. Des exemples de ce genre, chacun en a donné selon ses possibilités.  C'était cela l'USMA, une école où les jeunes prenaient comme modèle tous ces hommes qui les couvaient… Tenez, cela me revient. Zemmouri Ali, un de ceux qui faisaient partie du groupe fondateur, avait la particularité de se charger chaque fin de saison du rafistolage de toutes les paires de chaussures de football et à ses frais.  Ce geste peut vous paraître anodin.  Il le serait moins quand vous saurez que tout ce temps, il le prend sur son congé annuel. C'est, à mes yeux, le dirigeant qui incarne le mieux  tout l'amour qu'il éprouvait pour le club. Je le revois assis au milieu de toutes ces godasses, ces clous, ces semelles, s'acquittant de sa tâche. Cette manière de contribuer à la vie du club est en fait un exemple à méditer pour toutes les générations montantes. » 

Après une pause-café, Kemmat évoqua l’état d’esprit qui régnait à l’époque et qu'il était été passionnant de vivre cette période ! Tout le monde œuvre dans le même sens, vers le même but et pour le bien de tous, c'est fantastique ! A ce titre, il  précisa : « Les vestiaires ? On n’y allait jamais en cas de victoire. C'est après les défaites que joueurs et entraîneurs ont besoin de soutien. N'étaient-ils pas nos fils ? Ne fallait-il pas les protéger ? Plus vulnérables qu'ailleurs, nos joueurs en ont un besoin vital. Songez que parmi eux il y en a que l'on a vu naître. Pour d'autres, on a assisté à leur naissance puis à leur circoncision et enfin à leur mariage. » Il est clair que dans ces conditions, le jeune, éduqué comme il l'a été, ne peut répondre que par le respect.  Et c'est ce que demandent tous ces hommes qui, à l'instar de M. Kemmat ont sacrifié une partie de leur vie, sans demander quoi que ce soit en contrepartie. La liste des enfants du club morts pour la patrie est éloquente : Ali Lahmar dit Zaïd, Athmane Doudah, Belkaraoui Abdelkader, Mekirri Boualem, Hamitouche Mohamed, Mustapha Ouaguenouni, Oukid Mustapha, Oukid Allal, Basta Mohamed, Halami Mohamed, Boudissa Abdelkader, Louchal Mahmoud, Slama Merzak dit « Pons », Lounas Mustapha dit « Hafiz », Mustapha Dimmama…  Qu’ils reposent en paix, la jeunesse algérienne en générale et le club en particulier qui ont pris le relais sont fiers d’eux. Enfin, avant de terminer son témoignage sur la création de l’USMA,  Kemmat tint des propos qui renseignent beaucoup sur sa modestie. 

« Un club c'est un tout.  Du président au garde matériel de l'entraîneur, au sympathisant, en passant par le joueur, le dirigeant, le soigneur…   Tout le monde est concerné. Le mérite, si mérite il y a, ne nous revient pas à nous exclusivement. Tous ceux qui ont contribué, de quelque manière que ce soit, sont concernés », avoua t-il en conclusion.

 

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